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Comment présenter son manuscrit pour l'envoyer aux éditeurs ?

Comment présenter son manuscrit pour l'envoyer aux éditeurs ?


Maintenant que votre texte est prêt (c'est-à-dire rédigé, puis… relu, raturé, réécrit, etc.), il est temps de le laisser prendre son envol et de partir vaillamment à la recherche d'un éditeur. Ici comme ailleurs, soigner l'apparence de votre manuscrit pourra réellement jouer en sa faveur.
 
Donner envie d'ouvrir votre manuscrit
 
Alors, quelle mise en forme privilégier ? Certains éditeurs indiquent tout bonnement sur leur site Internet la marche à suivre. Par exemple, Albin Michel explique préférer les manuscrits de 100 à 400 feuillets imprimés en recto, tandis que Les Éditions du Rocher invitent à choisir une police de corps 12 et à joindre un synopsis et un CV. Mais de telles précisions restent rares.
 
Si la plupart s'accordent encore pour exiger que le manuscrit arrive sur papier et non par courriel, pour le reste… Quel format ? Quelle police ? Faut-il indiquer son nom ? Faut-il rédiger une quatrième de couverture ? Est-il préférable d’envoyer un livre déjà « fabriqué » ? Que de questions pénibles pour l’auteur rêveur que vous êtes !
 
Au final, l'enjeu pour le document que vous allez envoyer est basique : être lu et séduire pour être publié et ainsi lu à plus grande échelle…
 
Les grandes lignes d'une mise en pages réussie
 
En l'absence de consignes précises de la part de l'éditeur, on privilégiera une présentation sobre, aérée, et soignée, de format A4 et dans une police « classique » (Times New Roman corps 12, par exemple). On optera pour un interlignage de 1,5 minimum, double si possible, et surtout pour des marges larges (qui inviteront le lecteur à s'y exprimer, le cas échéant).
 
Le manuscrit sera paginé, et surtout, impérativement relié (les boutiques de photocopie-reprographie le feront pour vous si vous ne possédez pas le matériel ad hoc). Il contiendra une page de garde précisant bien évidemment son titre et votre nom d'auteur, pourquoi pas le nombre de mots, le genre dans lequel se situe votre texte (roman, biographie, témoignage, essai, etc.) mais aussi – et cela même si vous avez joint une lettre d'accompagnement – vos coordonnées (si votre lettre se perd, on pourra toujours vous contacter pour vous dire que l'on veut vous publier !).
 
Après la page de garde, vous pourrez également vous fendre d'un synopsis (ou résumé de l'ouvrage) : cet élément n’est pas obligatoire, mais il est recommandé, à condition que vous puissiez prendre assez de distance par rapport à votre texte pour le rendre attractif. Il ne dépassera pas une page (deux pour les ouvrages volumineux).
 
Les erreurs à éviter
 
Les éditeurs étant nombreux et divers, les risques de commettre la bourde qui fâche d’emblée sont eux-mêmes nombreux et divers. Cela dit, même si on n'est pas à l’abri de froisser sans raison apparente un lecteur mal luné, il est possible tout au moins d’éviter les erreurs les plus grossières.
 
Tout d'abord, conservez à l'esprit qu'à ce stade, vous n'envoyez pas un livre fini. Pour le dire autrement, vous soumettez un texte, non pas un livre. Le livre, c’est l'éditeur qui va le fabriquer (puis le vendre), justement. On évitera donc l'envoi de livres déjà tout imprimés, et on se contentera du modeste A4.
 
Par ailleurs, pensez que l'éditeur va recevoir le même jour peut-être dix ou quinze autres manuscrits. Ne pas relier votre document est donc prendre le risque de voir vos feuillets accidentellement mélangés avec des feuillets étrangers (et de ce fait, irrémédiablement perdus).
 
Enfin, on n'oubliera pas, pour réussir sa mise en pages, de se mettre à la place du lecteur. Lequel ne dispose que d'une seule paire d'yeux pour avaler les dizaines de manuscrits qu’on lui soumet chaque mois, et qui en conséquence sera plus enclin à se détendre devant un manuscrit de présentation agréable que devant un texte serré et écrit en minuscules caractères (ou pire : à la main !).
 
Aussi, prenez un moment pour observer votre manuscrit prêt à l’envoi : au premier abord, donne-t-il envie de s'y plonger ? Oui ? Alors, courez à la poste, vous pouvez l'envoyer !

Publié le  4 oct. 2019 16:47 dans Être publié  -  Lien permanent

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